Belgravia

Série – Belgravia
Produite par Colin Wratten & Carnival Films
Saison 1 Terminée

Belgravia, nouveau bébé de Julian Fellowes, papa de Downton Abbey est l’adaptation du roman du même nom. Il est dans ma PAL mais je ne l’ai pas encore lu.

Ici, notre intrigue commence en 1815 lors du bal de la Duchesse de Richmond qui se déroule à Bruxelles à l’aube de la bataille de Waterloo. Deux familles, différentes par leurs classes sociales, sont liées par un scandale de leurs enfants : la belle Sophia Trenchard et le jeune lord Edmund Bellasis. Amoureux, ils commencent une relation juste avant qu’il parte sur le front… ils en contractent même un mariage en secret afin de la consommer avant de partir…
Hélas Edmund meurt sur le champ de bataille alors que sa belle découvre qu’elle est enceinte… Le nouveau né envoyé en Angleterre, sa toute jeune mère meurt après coup et les familles rejoignent la ville de Londres où les Trenchard vont continuer leur ascension commerciale…
La suite se déroule donc dans le quartier de Belgravia même, au coeur de Londres.

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Cette petite série est sympathique, mais elle a du mal à faire la comparaison avec sa grande sœur Downton Abbey, beaucoup plus fine et détaillée.
La trame principale met du temps à se mettre en place et à devenir captivante, le temps que le secret soit partagé et que le jeune homme en question arrive sur Londres lui aussi… surtout qu’il ignore tout de ses origines…
La série ne dure que 6 épisodes et est sensé rassembler les quelques 525 pages du roman ce qui implique forcément des raccourcis… J’ai néanmoins été surprise de certains rebondissements et des épisodes finaux, mieux réussi à mon avis.

L’univers général est différent, beaucoup plus libéral concernant les mœurs et nous y retrouvons comme sujet la différence des classes, surtout entre les Trenchard qui ont réussi dans le commerce et réussi à s’intégrer dans la société grâce à leur argent, et les Brockenhurst qui sont là par le droit de naissance tout simplement. Les Trenchard sont sans cesse épier et au centre des commérages car ils ne sont pas nobles et là n’est pas leur place. Mais la famille le sait pertinemment même si cela n’arrête pas les ragots.
Le côté social est très exploité tout au long de la récit et très intéressant !

Ce qui m’a le plus surprise, ce sont les liens avec les serviteurs qui sont quasi inexistants, ils ne sont d’ailleurs pas loyaux pour un sou, et n’hésitent pas à compromettre leurs maîtres pour de l’argent. Je n’ai pas accroché avec les serviteurs pour cette raison, et le reste des personnages ne m’a pas donné de coup de coeur.
C’est vrai qu’en comparant avec Downton, j’adore littéralement le monde du bas ! Du coup ici on perd cette attrait affectif pour y gagner sur l’avancement de l’histoire.
On ne constate aucune réelle évolution au fil des épisodes : les méchants restent méchants et les gentils pareil.

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Les deux mères de famille tiennent littéralement la série par leurs superbes performances : Harriet Walter en Comtesse de Brockenhurst et Tamsin Greig en Anne Trenchard y brillent, et heureusement car elles sont énormément présentes.
J’ai également apprécié le jeu du couple de jeunes au centre de l’intrigue : Jack Bardoe en Charles Pope et Ella Purnell en Lady Maria Grey, qui nous donnent ici de belles scènes et sont de tout jeunes acteurs. Je leur ai trouvé une vraie alchimie en tant que couple, ils sont convaincants.

La chose qu’on ne pourra pas renier à la série, c’est sa finesse concernant les costumes, qui sont magnifiques à chaque épisode. Et aux locations choisies qui nous plongent directement dans Belgravia et le Londres des années 1840.
Pour information, la série a été tournée à Hopetoun House en Ecosse et au Bath Assembly Rooms pour la partie Bruxelles, mais aussi Basildon Park, Edimbourg, West Wycombe House pour la partie Londres avec d’autres locations. Des locations de rêve qui traduisent parfaitement l’ambiance d’époque de la série et qui m’auront largement convaincue.

En bref, cette série est divertissante, toujours agréable à regarder, mais cela ne vous laissera pas un souvenir impérissable… Un beau voyage dans le Londres d’époque qui aurait mérité plus de coups de pinceaux et un meilleur traitement avec plus d’épisodes. Normalement, cette série était prévue comme mini-série, mais Julian Fellowes se dit ouvert à une potentielle suite si les audiences sont bonnes et qu’elle est attendue… affaire à suivre !