Série terminée – 1 Saison
Nous voici replongés après la Guerre des Deux Roses, au tout début de la dynastie Tudor. The White Princess est en réalité la suite directe de The White Queen, toujours adaptée des romans historiques de Philippa Gregory. Même univers, même période historique… mais nouvelle série, nouveau casting, et une approche légèrement différente de cette histoire déjà bien mouvementée.
S’il y a bien une chose que j’aime dans les adaptations des livres de Philippa Gregory, c’est leur point de vue. Ici, l’histoire est racontée à travers les femmes. Pas les rois, pas les batailles, pas les grands stratèges masculins comme on en a l’habitude dans les fresques historiques. Non, ici ce sont les reines, les mères, les filles et les rivales qui tirent les ficelles. Et franchement, ça change tout. Cette perspective féminine apporte quelque chose de beaucoup plus subtil, plus émotionnel et souvent plus stratégique.
Pour être totalement honnête, j’ai quand même eu un petit coup de cœur plus marqué pour The White Queen. La série était plus rythmée, plus intense, avec beaucoup plus d’action et de rebondissements. The White Princess est un peu différente dans son approche. Ici, on est davantage dans la stratégie politique, les alliances fragiles, les jeux de pouvoir et les manipulations de cour. Le rythme peut donc sembler un peu plus calme par moments, et le temps passe parfois assez vite dans la narration. Mais en contrepartie, la série s’attarde davantage sur les relations entre les personnages et sur leurs évolutions émotionnelles.
Visuellement en revanche, rien à redire : la série est magnifique. Les décors sont impressionnants et participent énormément à l’immersion dans cette Angleterre du XVe siècle. Quant aux costumes… ils sont absolument sublimes. J’avoue avoir complètement craqué pour certaines tenues d’Elizabeth d’York, avec leurs broderies et leurs tissus somptueux. Les scènes se déroulant en Bourgogne offrent aussi un très joli contraste visuel, avec une esthétique un peu différente qui apporte encore plus de richesse à l’univers de la série.
Le changement le plus marquant reste évidemment le casting. Plusieurs personnages que l’on connaissait déjà dans The White Queen sont toujours présents, mais incarnés par de nouveaux acteurs. C’est un choix assez audacieux qui peut être un peu déroutant au début, surtout si vous avez enchaîné les deux séries. Mais au final, on s’y habitue assez vite.
Parmi les nouvelles têtes, Jodie Comer et Jacob Collins-Levy incarnent Elizabeth d’York et Henry VII. Et clairement, leur duo fonctionne très bien à l’écran. Leur relation est particulièrement intéressante à suivre : ils passent progressivement d’un mariage purement politique à quelque chose de plus complexe, entre méfiance, tensions et rapprochement inattendu. Cette évolution donne une vraie profondeur à l’histoire.

Même s’il n’est pas absolument nécessaire d’avoir vu The White Queen pour comprendre The White Princess, je vous conseille quand même de commencer par là. Cela permet de mieux comprendre certains enjeux, notamment tout ce qui concerne Elizabeth Woodville et la guerre pour le trône.
Dans The White Princess, l’intrigue tourne surtout autour d’Elizabeth d’York. Après la défaite de sa famille, la mort de celui qu’elle aimait et la chute de sa maison, elle est contrainte d’épouser son ancien ennemi pour stabiliser le royaume. Autant dire que le contexte de départ est déjà bien chargé émotionnellement.
Un autre élément intéressant dans la série est l’introduction du couple formé par Cathy Gordon et Perkin Warbeck (incarnés l’un et l’autre par Amy Manson et Patrick Gibson). Leur intrigue apporte une tension supplémentaire, avec cette idée constante qu’un prétendant au trône pourrait renverser l’équilibre fragile du royaume.
Et évidemment, impossible de ne pas parler des personnages féminins qui sont clairement au cœur de la série. Le trio formé par Lizzie, Elizabeth Woodville et Margaret Beaufort fonctionne particulièrement bien. Trois femmes, trois visions du pouvoir, trois stratégies différentes… et autant de confrontations passionnantes.
Les personnages secondaires apportent aussi beaucoup à l’histoire. Mention spéciale à Maggie Plantagenet, interprétée par Rebecca Benson, qui incarne un personnage à la fois touchant et essentiel dans l’évolution de l’intrigue. Son mari, Sir Richard Pole, joué par Andrew Whipp, complète parfaitement ce duo.
Au final, The White Princess est une très belle série historique. Peut-être un peu plus calme que The White Queen, mais tout aussi intéressante dans sa manière d’explorer les jeux de pouvoir et les destins féminins de cette époque.
Bref, si vous aimez les drames historiques, les intrigues politiques et les personnages féminins forts, je ne peux que vous conseiller de découvrir The White Princess. Et bien sûr, si vous ne l’avez pas encore vue, foncez aussi regarder The White Queen. Les deux séries se complètent parfaitement.
La série est actuellement disponible via Canal+.

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