VO The Artful Dodger – Saisons 1 & 2 Terminées / Saison 3 ?
Je viens tout juste de terminer Le Renard : Prince des Voleurs alias The Artful Dodger et honnêtement… quel plaisir. Une de ces séries qui arrivent un peu discrètement, sans énorme battage médiatique, et qui finissent par devenir une vraie obsession, en tout cas pour moi. Je voulais la commencer bien avant mais la vie faisait que.. et finalement, le moment était parfait. La série est disponible sur Disney+.
Dès les premiers épisodes, j’ai su que j’étais embarquée pour quelque chose de différent : un mélange d’aventure, de drame, d’humour et de romance, le tout porté par une identité forte. Reprendre un personnage aussi iconique que le célèbre voleur de Dickens et en faire le centre d’une série aussi moderne, vivante et audacieuse, c’était un pari risqué. Et pourtant, il est totalement réussi.
Saison 1 – La redécouverte
La première saison pose les bases avec une efficacité redoutable. On découvre Jack Dawkins, alias le Renard, bien loin des ruelles de son traditionnel Londres, installé en Australie et tentant tant bien que mal de mener une vie plus respectable. On a de gros rappel à la série Jamestown pour le côté nouvelle terre à découvrir, nouveau peuple, installation,… Médecine, rédemption, passé criminel… tout s’entrechoque dès le départ, et c’est ce qui rend la série immédiatement captivante.

J’ai adoré ce contraste permanent entre le Jack du passé et l’homme qu’il essaie de devenir.
Il y a une vraie réflexion sur la seconde chance, sur ce qu’on peut laisser derrière soi… ou non. Le rythme est excellent, les intrigues médicales et criminelles s’entrelacent parfaitement, et l’univers est visuellement très soigné. Les décors, les costumes (de Belle, incroyables !), l’ambiance coloniale australienne apportent une vraie originalité à la série et que je n’avais pas encore vue dans une série. Même si ca me rappelle ma lecture de l’Australien d’Aurélie Depraz.
Mais ce qui fait clairement la force de cette saison, ce sont les personnages. Jack est terriblement attachant : brillant, arrogant, drôle, profondément imparfait. Thomas Brodie-Sangster est pour moi un acteur épatant avec cette constante dualité entre son visage très angélique et charmeur, et son talent dévastateur. Je suis captivée.

Et face à lui, Belle Fox est un personnage féminin absolument génial, qu’on pourrait rêver d’incarner. Intelligente, ambitieuse, déterminée, elle apporte une dynamique incroyable à la série.
Et Maia Mitchell est vraiment superbe et talentueuse ! Leur relation, faite de joutes verbales, de tension, de respect et d’attirance, est l’un des gros points forts de cette première saison. Une alchimie qu’on ne peut ignorer et qui m’a fait plonger la tête la première… Par contre, on en vient à détester franchement sa mère, qui à couvert de vouloir la protéger, l’éloigne de lui à tout prix !
On rit beaucoup, on est souvent surpris, et on sent très vite que la série ne se contente pas d’être un simple divertissement d’époque. Elle a du fond, des enjeux, et surtout une vraie identité.
Saison 2 – La confirmation (et le coup de cœur)
La seconde saison est, pour moi, celle de la confirmation TOTALE. Tout ce qui fonctionnait déjà très bien dans la saison 1 est approfondi, intensifié, rendu plus sombre aussi. Les personnages évoluent, les dilemmes deviennent plus complexes, et les choix ont de vraies conséquences.
Jack est confronté à son passé de façon bien plus directe. On sent le poids de ses erreurs, de ses mensonges, de ses contradictions. Il n’est plus seulement ce voleur malin au sourire ravageur, mais un homme tiraillé entre ce qu’il a été et ce qu’il voudrait devenir. Il est fait pour être médecin c’est indéniable, mais son passé pourrait l’empêcher d’y accéder. Et j’ai trouvé cette évolution extrêmement bien écrite.

Belle prend encore plus de place, et franchement, quel bonheur. Elle est forte, nuancée, jamais réduite à un simple rôle romantique. La série lui donne une vraie voix, de vraies ambitions, et ose montrer les obstacles qu’elle doit affronter dans un monde dominé par les hommes. Leur relation gagne en profondeur, en intensité émotionnelle, et certaines scènes m’ont vraiment touchée. Quand je vous dis que ce ship entre de suite dans mes préférés, je ne mens pas !
Impossible de parler dela série sans évoquer ses personnages secondaires, qui sont loin d’être de simples silhouettes et qui apportent énormément de relief à la série. Fagin reste une figure absolument fascinante : manipulateur, charismatique, imprévisible, il oscille constamment entre mentor toxique et survivant brillant. J’ai adoré la manière dont la série le modernise, en faisant de lui un homme profondément intelligent, dangereux, mais jamais totalement dénué d’humanité. Il incarne à lui seul le passé de Jack, ce monde qu’il essaie de fuir mais qui ne cesse de le rattraper. David Thewlis est sensationnel !!!

Boxer, de son côté, m’a énormément touchée.
Derrière sa carrure imposante et son rôle souvent physique, il dégage une vraie loyauté, presque une douceur inattendue. Il est ce pilier silencieux, parfois tragique, qui fait beaucoup avec peu de mots, et dont les choix résonnent fort dans l’intrigue.
Quant à Fanny, elle apporte une énergie incroyable à la série et sera ma révélation de la saison 2. Vive, maligne, pleine de ressources, elle n’est jamais cantonnée à un rôle décoratif. Elle existe par elle-même, avec ses ambitions, ses failles et son sens aigu de la survie. Tout comme Edmund Fox, l’ambassadeur ou le professeur qui m’auront bien surprise ! Cette saison a du mordant et de l’évolution pour chacun des personnages, ce qui rend l’intrigue d’autant plus attirante.
La saison est aussi plus tendue, plus dramatique, avec des arcs narratifs plus risqués. On sent que la série ose davantage, qu’elle n’a plus peur d’aller dans des zones plus inconfortables. Et moi, c’est exactement ce que j’attendais. J’ai été happée du début à la fin, incapable d’enchaîner les épisodes sans ressentir quelque chose : excitation, frustration, joie, colère… tout y passe. Je dois avouer que j’ai eu assez peur mais j’en ai eu pour mon compte niveau sensations.
En conclusion
Le Renard : Prince des Voleurs est une série que j’ai adorée, et même plus que ça. Elle réussit à être intelligente sans être prétentieuse, divertissante sans être creuse, romantique sans être clichée. Les personnages sont mémorables, l’écriture est fine, et l’univers est terriblement attachant.
C’est le genre de série qu’on termine avec un mélange de satisfaction et de frustration… parce qu’on n’a qu’une seule envie : y retourner et d’avoir une saison 3 bon sang… et encore tant d’autres !!!
Si vous aimez les séries historiques revisitées, les personnages charismatiques, les relations pleines de tension et d’émotions, alors foncez. Vraiment. Un immense coup de cœur, et clairement l’une de mes séries préférées du moment.

Tu parles très bien de cette série dont j’avais enchaîné les tomes 🙂 Tu me donnes envie de la revoir et de retrouver ses personnages forts.
Aaaaah les romans sont bien ? La série est vraiment fabuleuse !
Ils sont surtout inexistants 🙂 Gros lapsus, je voulais dire j’ai enchaîne les épisodes 🙂 Désolée, je crois que la lecture m’obsède.
Ah j’ai eu peur j’me suis dis mince j’ai loupé quelque chose ! Ah mais la série un délice, ca faisait longtemps que j’avais pas eu quelque chose dans le genre !
Une série sur ma liste évidemment 😍
Une gros gros kiff !