Série Terminée – 2 saisons
(VF Bienvenue au Paradis) The Paradise, c’était une série qui trainait dans ma watchlist depuis un moment quand je me suis enfin décidée à l’en sortir car disponible sur Amazon Prime et sur M6+. Il y a uniquement 2 saisons de 8 épisodes mais qui font chacun une heure. Un peu lourd comme rythme à suivre parfois, je dois vous l’avouer… surtout que la série a été annulée après ces deux saisons, alors peut être que l’évolution des saisons a été mise à mal.
La série est inspirée du roman de Zola « Au Bonheur des Dames » qui m’a rappelée une autre série que j’ai beaucoup aimé Mr Selfridge avec ce même thème de grand magasin qui fleurit, ces histoires de comptoir, de vendeuses et toujours devoir attirer le client avec de nouveaux produits et de nouvelles animations. Le début des grands magasins en soit, avec les dramas qui vont de paire.
Ici, nous entrons dans the Paradise, dirigé par John Moray (Emun Elliott) qui cherche à faire sa place dans la petite ville de Peebles dans le Nord de l’Angleterre. Arrive également Denise Lovatt (Joanna Vanderham) qui se fait engager comme vendeuse et on s’aperçoit directement qu’elle a une aisance naturelle et énormément d’idées qui pourraient attirer de la clientèle et la fidéliser. Ce sont les deux personnages que j’ai le plus aimé !

Visuellement, The Paradise est très belle : les décors sont soignés, immersifs, les costumes sublimes et j’ai aimé cette ambiance du XIXe siècle, très bien représentée. On sent que le magasin devient un vrai personnage à part entière, évoluant au fil des épisodes, au rythme des idées de Denise et des caprices du patron. Il y a aussi tout le côté rivalité qui ajoute un peu de piment à la vie de ce commerce en plein expansion.
Ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant, c’est la place des femmes dans cette entreprise en pleine transformation. Denise est brillante, intuitive et toujours pleine d’idées mais elle doit sans cesse lutter pour être écoutée, dans une société très patriarcale et où la femme n’est pas sensée travailler. On sent bien que cette époque est en pleine transition, que les femmes ne veulent plus seulement suivre les règles, mais aussi les écrire. J’ai beaucoup aimé ce côté-ci et voir cette évolution.

The Paradise
Du côté des intrigues secondaires, certaines m’ont captivée, d’autres moins… Il y a un petit côté téléfilm parfois, avec des rebondissements un peu tirés par les cheveux où des personnages changent d’avis d’un épisode à l’autre, c’est un poil lassant et des fois un peu compliqué avec un format d’épisodes sur une heure. Ça ne m’a pas empêchée de tout regarder jusqu’au bout mais j’aurais aimé un peu plus de subtilité ou de nuances, surtout dans les choix narratifs de la saison 2.
Enfin, le duo principal fonctionne très bien. L’alchimie entre Moray et Denise est plus qu’intéressante, presque évidente même, tant leurs regards, leurs échanges et leurs silences en disent long. Il y a cette tension constante entre eux, ce mélange d’attirance, de retenue et de non-dits qui rend chaque scène particulièrement prenante. Même dans les moments les plus simples, on sent que quelque chose se joue, que rien n’est jamais totalement anodin entre eux.
Mais forcément… on est sur une série d’époque, et qui dit period drama dit aussi amours contrariés. Et là-dessus, The Paradise ne nous épargne pas. J’avoue avoir été frustrée à plusieurs reprises par certains choix scénaristiques, par ces obstacles qui semblent parfois s’enchaîner sans leur laisser vraiment de répit. On comprend les enjeux, les contraintes sociales, les pressions extérieures… mais à certains moments, j’avais juste envie qu’on leur laisse enfin une chance de se trouver.

Et en même temps, c’est aussi ce qui fait toute la force de leur relation. Parce que malgré tout, malgré les hésitations, les erreurs et les décisions discutables, on y croit. Ils sont touchants, sincères, et surtout… ils sont vraiment mignons ensemble. Ce genre de duo qu’on a envie de voir réussir, coûte que coûte, même quand la série semble prendre un malin plaisir à les mettre à l’épreuve.
The Paradise est une belle découverte, imparfaite mais attachante, portée par un duo convaincant et un univers soigné. Si vous aimez les grandes fresques historiques, les histoires de cœur et les ambiances feutrées à la Mr Selfridge, bien british, vous serez servis ! N’hésitez plus, c’est très divertissant.

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