Série Terminée – 3 Saisons
Nous voici de retour dans la magnifique ville de Florence… et autant vous dire que je ne pouvais pas passer à côté de cette série. J’ai toujours été fascinée par l’histoire de la famille Médicis, cette dynastie qui a su s’imposer au cœur du pouvoir, entre politique, finance et mécénat artistique.
Si certains ont déjà découvert Lorenzo de Médicis dans Da Vinci’s Demons, ici, on remonte encore plus loin, aux origines de cette ascension, avec Cosimo de Médicis, figure centrale de cette première saison. La série débute d’ailleurs sur un événement marquant : l’assassinat de Giovanni de Médicis, patriarche de la famille, qui propulse Cosimo à la tête de cette immense responsabilité.
Ce que propose la série, c’est une narration construite autour de nombreux flashbacks. On alterne entre passé et présent pour comprendre les alliances, les trahisons, les manipulations… bref, tout ce qui fait la richesse (et la complexité) de cette époque. On découvre notamment les stratégies mises en place par Giovanni pour asseoir le pouvoir de la famille, notamment auprès de la papauté, et celles de Cosimo, bien décidé à poursuivre cet héritage et à imposer son nom.
Sur le papier, tout est là : complots, ambitions, luttes de pouvoir… et pourtant, j’ai parfois eu du mal à être totalement embarquée. Le côté très politique prend beaucoup de place, parfois au détriment du rythme. Entre les intrigues, l’exil, les maladies et les tensions internes, le scénario est dense, peut-être même un peu trop par moments. Cela reste intéressant, surtout si l’on aime l’histoire, mais j’avoue avoir trouvé l’ensemble un peu trop sage, un peu trop “classique” dans sa mise en scène. Je m’attendais à quelque chose de plus intense, de plus tranchant, notamment sur les aspects plus sombres de cette période.
En revanche, impossible de ne pas parler de l’aspect visuel de la série, qui est clairement un de ses gros points forts. Et pour cause : une grande partie du tournage a eu lieu à Florence, en Toscane et à Rome. Autant dire que le résultat est magnifique. Les plans sur le Duomo, encore en construction à l’époque, sont absolument fascinants. Ceux qui me connaissent savent à quel point j’aime cette ville, et retrouver des lieux emblématiques comme le Ponte Vecchio ou la cathédrale Santa Maria del Fiore m’a vraiment fait quelque chose. Il y a une vraie authenticité dans les décors, renforcée par des costumes travaillés, cohérents et très immersifs.
Côté casting, la série tient également ses promesses. Richard Madden incarne un Cosimo de Médicis convaincant, à la fois réfléchi, stratégique et profondément humain. Et oui… difficile de ne pas mentionner ses yeux. À ses côtés, Dustin Hoffman apporte une vraie présence dans le rôle de Giovanni, avec toute la stature qu’on lui connaît. Mais ma mention spéciale revient à Annabel Scholey, absolument sublime en Contessina. Elle apporte élégance, force et sensibilité à un personnage que j’aurais aimé voir encore davantage développé.

Médicis
Malheureusement, c’est aussi l’un des points faibles de la saison : les personnages secondaires mettent du temps à trouver leur place. Certains arrivent tardivement, d’autres manquent un peu de profondeur, ce qui empêche parfois de s’y attacher pleinement.
Et puis il y a un détail qui, pour moi, fait toute la différence : la bande-son. Le générique est un véritable coup de cœur. La musique composée par Paolo Buonvino, avec la voix de Skin, est absolument sublime. Dès les premières notes, on est transporté, et c’est clairement un des éléments que je retiens le plus de la série.
Médicis : Maîtres de Florence saison 1 est une série avec un potentiel énorme, portée par un univers riche et une esthétique superbe. Elle plaira sans aucun doute aux amateurs d’histoire et de fresques politiques, même si j’aurais aimé un peu plus de rythme et d’intensité pour vraiment être totalement embarquée. Elle est actuellement disponible sur M6+, profitez en !

Il faut vraiment vraiment vraiment que je regarde cette série ! 🙂