The Love Hypothesis : une romcom drôle, sexy et réussie
Vu en VOST le 23 septembre 2026
Autant le dire immédiatement : j’attendais énormément cette adaptation de The Love Hypothesis. J’avais adoré le roman d’Ali Hazelwood, que j’avais littéralement dévoré, et je connaissais déjà Tom Bateman depuis Shakespeare in Love au théâtre. Lors de l’annonce du casting, je le trouvais déjà parfait pour incarner Adam Carlsen et le film n’a fait que confirmer cette impression. J’ai été complètement conquise !
Adapter un roman en 1h50 implique forcément de faire des choix et The Love Hypothesis n’échappe pas à la règle. Certains éléments qui avaient beaucoup compté dans ma lecture sont moins développés, notamment le slow burn entre Olive et Adam ou la question du sexisme dans le milieu scientifique. Pourtant, je n’ai jamais eu l’impression que le film trahissait le roman. Au contraire, il en conserve selon moi l’essentiel et réussit surtout à trouver un très bon équilibre entre les différents éléments de l’histoire. Tout ne pouvait pas être conservé et les choix effectués permettent au film de garder un excellent rythme : je n’ai absolument pas vu le temps passer.

Et surtout, The Love Hypothesis assume totalement ce qu’il est : une vraie comédie romantique ! Fake dating, grumpy/sunshine, proximité forcée, malentendus… Les tropes sont là, on les connaît parfaitement et le film ne cherche jamais à prétendre qu’il est en train de réinventer le genre. Et vous savez quoi ? Cela fait énormément de bien. Parce que lorsque les codes sont aussi bien maîtrisés, il n’est pas nécessaire de vouloir absolument les déconstruire. Le film sait exactement ce que son public est venu chercher et le lui offre avec beaucoup d’humour, de tendresse et de romantisme.
Tom Bateman est absolument parfait dans le rôle d’Adam. Je l’imaginais déjà très bien dans le personnage à la lecture et j’ai retrouvé tout ce que j’aimais chez lui : ce côté froid et intimidant au premier abord, son humour très sec, mais aussi cette douceur qui apparaît progressivement derrière la façade. Il ne cherche pas à rendre Adam immédiatement charmant et c’est justement ce qui permet au personnage de fonctionner.
En revanche, je découvrais réellement Lili Reinhart ici et quelle belle surprise ! Elle apporte énormément d’énergie, de naturel et d’humour à Olive. Ses maladresses fonctionnent sans jamais transformer le personnage en caricature et elle réussit aussi parfaitement les moments plus vulnérables. J’ai immédiatement retrouvé l’Olive que j’avais aimée dans le roman. On constate aussi une belle évolution, elle prend de l’assurance et j’ai surtout apprécié de voir son lien avec Anh, son amie de toujours. On met en place son passé, le pourquoi elle fait des recherches dans ce domaine et pourquoi son amie est précieuse. Des amitiés fortes entre femmes, on aime voir ca !

Mais évidemment, ce qui fait vraiment fonctionner le film, c’est leur alchimie. Elle est incroyable ! Dès leurs premières scènes ensemble, quelque chose fonctionne entre Tom Bateman et Lili Reinhart et cette tension permet de compenser en partie le slow burn que le format cinéma ne peut pas développer aussi longuement que le roman. Les regards, les silences, les rapprochements, les petites provocations… On croit à leur attirance avant même qu’ils soient capables de se l’avouer eux-mêmes.
Et puisqu’on parle d’alchimie, impossible de ne pas évoquer la fameuse scène spicy ! Elle occupait une place assez conséquente dans le roman et j’ai trouvé son adaptation beaucoup plus concentrée particulièrement réussie. Mais ce que j’ai surtout adoré, c’est la manière dont la scène met en avant le consentement. Adam écoute Olive, vérifie constamment qu’elle est à l’aise et respecte ses limites sans que cela casse une seule seconde la tension entre eux. Au contraire : c’est terriblement sexy ! Voir une scène intime aussi sensuelle montrer aussi naturellement une relation saine et un consentement explicite sans transformer cela en discours démonstratif fait vraiment plaisir.
J’ai également beaucoup aimé tout le jeu autour de la comédie romantique elle-même. Le film connaît parfaitement les codes du genre et s’amuse avec eux, jusque dans ses références et ses nombreux petits easter eggs. Ce n’est jamais gratuit : on sent derrière l’adaptation une véritable affection pour les romcoms et pour les spectateurs qui les aiment. Même la campagne promotionnelle avant la sortie s’inscrivait parfaitement dans cet esprit, avec notamment Lili Reinhart recréant plusieurs looks emblématiques de comédies romantiques et de romances qu’elle affectionne. Une très jolie manière de célébrer le genre plutôt que de prendre ses codes de haut.

Tout n’est évidemment pas aussi développé que dans le roman. Le milieu scientifique reste présent, mais j’aurais aimé retrouver davantage la réflexion autour de la place des femmes dans la recherche et du sexisme auquel Olive doit faire face. Le slow burn perd également forcément quelques étapes en passant du livre au cinéma. Mais ce sont finalement les concessions d’une adaptation qui doit raconter cette histoire en moins de deux heures et, à mes yeux, elles ne nuisent jamais à ce qui fait réellement fonctionner The Love Hypothesis.
Au final, je crois que je pouvais difficilement espérer meilleure adaptation. Le film respecte profondément le roman d’Ali Hazelwood sans chercher à le reproduire page après page, assume complètement ses tropes et repose surtout sur un duo principal particulièrement réussi. Lili Reinhart est une très belle découverte, Tom Bateman est exactement l’Adam que j’espérais et leur alchimie fait le reste. Une vraie bonne romcom, drôle, romantique, sexy et terriblement efficace, dont les 1h50 sont passées beaucoup trop vite. Et le meilleur compliment que je puisse lui faire est probablement celui-ci : alors que je viens tout juste de le terminer, j’ai déjà envie de le regarder à nouveau ! Il est par ailleurs disponible sur Prime !
The Love Hypothesis
Envie de prolonger la romance ?
Avant de découvrir le film, j’avais dévoré The Love Hypothesis d’Ali Hazelwood : retrouvez ma chronique du roman et tout ce que j’avais pensé d’Olive, Adam et de leur fameux slow burn. Si vous aimez les romances adaptées à l’écran, découvrez également tous mes avis sur les films Passionflix, ainsi que ma chronique consacrée aux adaptations de Gabriel’s Inferno de Sylvain Reynard.
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3 commentaires
Marjorie Ligonnet
Ah trop bien ! Comme toi après avoir lu le roman, j’attendais le film avec impatience… et il ne m’a pas déçu 🙂 D’ailleurs c’est toi qui m’a fait découvrir le livre (merci !). Et comme toi à peine fini j’avais envie de revoir des scènes 😂
Pour le coup au niveau des acteurs je connaissais Lili Reinhart, que j’ai découvert dans « Look both ways » (un film Netflix). Je te recommande d’ailleurs chaudement ce film, qui suit la suite de vie d’une femme après qu’elle fasse un test de grossesse : l’une lorsqu’il est positif et l’autre négatif (on suit les 2 vies en parallèle). Je l’ai trouvé super poignant, original et positif, et j’ai vraiment adoré Lili Reinhart dedans.
La Fille en Rouge
Merci pour la suggestion ! À l’occasion pourquoi pas !
Aaaah je suis contente de tout ca c’était tellement une bonne rom com, 100% assumée avec ses codes et saine purée j’adore !
Light And Smell
Je l’ai commencé mais je n’avance pas beaucoup car je n’ai pas trop la tête à une comédie romantique pour le moment, alors je pense attendre un peu avant de poursuivre mon visionnage histoire de l’apprécier autant que toi 🙂 Je n’ai pas lu le roman mais je comprends que tu sois rassurée et ravie que cette adaptation soit à sa hauteur.