Lorsque Toy Story 5 a été annoncé, j’étais loin d’être convaincue. Je me suis demandé « est-ce bien nécessaire de faire un nouveau film ? ». Après une conclusion que je trouvais particulièrement réussie dans le quatrième, je me demandais sincèrement ce que cette nouvelle aventure pouvait encore raconter. Était-ce vraiment nécessaire ? Une question qui m’a accompagnée jusqu’au début de la séance… et qui a finalement trouvé sa réponse.
Si les jouets emblématiques de la saga sont toujours présents, ils laissent davantage de place à une nouvelle génération et à une histoire beaucoup plus introspective que je ne l’imaginais. Toy Story 5 n’est pas seulement une nouvelle aventure, c’est avant tout une réflexion sur l’évolution de notre société et de notre rapport au jeu.
J’ai beaucoup aimé la direction prise par le film.
Pixar s’empare d’un sujet particulièrement actuel : la place grandissante des écrans dans la vie des enfants. Aujourd’hui, les tablettes, les téléphones ou les jouets connectés occupent une place de plus en plus importante dès le plus jeune âge, les isolant. Sans jamais être moralisateur, le film nous interroge sur cette évolution et sur ce que l’on perd parfois en chemin : l’imagination, la créativité, les aventures que l’on inventait avec trois fois rien, surtout nos jouets et cette capacité à créer des liens simplement en jouant ensemble.
C’est probablement ce qui m’a le plus touchée. J’ai eu le sentiment que Toy Story 5 s’adressait autant aux adultes qu’aux enfants, voire davantage aux parents de ma génération. Ceux qui ont grandi dans un monde où l’on passait des après-midis entiers dehors, où l’on inventait des histoires avec ses jouets et où les écrans n’occupaient pas encore toute la place. Impossible de ne pas ressentir une certaine nostalgie devant cette opposition entre deux époques et qui m’a donné l’envie de ressortir mes anciens jouets.

Toy Story 5
Le film n’oublie évidemment pas ce qui fait l’ADN de Toy Story.
L’humour est toujours au rendez-vous et plusieurs scènes m’ont fait éclater de rire avec leurs jeux de mots simples mais efficaces. À l’inverse, d’autres m’ont profondément émue, au point de laisser couler quelques larmes. J’ai volontairement choisi de voir le film avec les voix françaises, elles m’ont toujours accompagnée étant plus jeune et je suis ravie d’avoir eu un tel panel de voix pour cet opus.
Pixar démontre une nouvelle fois sa capacité à jongler entre légèreté et émotions sans jamais tomber dans l’excès. Ils mettent beaucoup en avant cette peur et cette difficulté à être accepté quand on est différent, de cette obligation presque de rentrer dans le moule pour intégrer un cercle, quitte à se perdre au passage. On nous répète à plusieurs reprises à quel point Jessie & Woody sont des vieux jouets… comme nous, on a pris de la bouteille (on a pris du poids, on perd nos cheveux et j’en passe !).
Visuellement, l’animation est toujours aussi impressionnante et le travail réalisé sur les personnages reste remarquable. Même si j’aurais aimé passer un peu plus de temps avec les jouets historiques, j’ai finalement accepté assez rapidement cette nouvelle dynamique tant le propos du film prend de l’ampleur au fil des minutes, et qu’on a ce jeu d’alternance de lieux qui permettent de tisser tout ca. Jessie est beaucoup mise en avant avec son histoire personnelle et son fidèle Pile Poil et bien sur, Buzz. Ainsi que dans les nouveaux : LilyPad, Rouleau Pote, Atlas & Snappy.
Au final, un film qui m’a agréablement surprise. En quittant la salle, je me suis surtout demandé à quel moment nous avions cessé de passer des heures à inventer des histoires avec trois jouets, une couverture et un jardin. Quand j’avais l’habitude de construire des cabanes avec mon petit frère, ou quand je grimpais aux arbres. Peut-être que Toy Story 5 ne parle finalement pas seulement des enfants d’aujourd’hui, mais aussi des adultes que nous sommes devenus. Et c’est probablement cette réflexion qui m’a le plus touchée.
Parce qu’on n’est jamais vraiment trop grand pour rêver…
➜ Si cette histoire vous a touchés, je vous invite aussi à découvrir mes chroniques d’Enola Holmes 2, d’Anne with an E ou encore de Young Sherlock, trois univers qui célèbrent eux aussi la curiosité, l’imagination et le goût de l’aventure.
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