Filage du spectacle – Folies Bergère – 3 Février 2026

Un filage, qu’est-ce que c’est ?
Une répétition générale dans les conditions de spectacle réelles mais qui peut être interrompu à chaque moment pour réajustements, modifications ou problèmes techniques.
Donc c’est une version plus ou moins aboutie de l’acte 1 qu’on nous présente ici en environ 1h10.
Du coup, bien entendu, pas de prise de photos ou de vidéos. Je tiens à remercier la production de Monte Cristo le spectacle musical de nous avoir offert cette opportunité dont je suis ressortie ravie !
Un plaisir de retrouver la salle des Folies Bergère, qui se prête bien à l’accueil de comédies musicales. Une beauté de salle à taille humaine, aux assises bancales certes (une rénovation ne serait pas de trop !) mais au placement très sympa et à la scène pas trop grande, idéale pour conter une belle histoire et être proche de son public.
L’histoire
Placement idéal au 4ème rang, on découvre les premiers pas de cette fresque épique.
Cet acte 1 est plutôt dense, puisqu’il couvre de la découverte d’Edmond Dantès, ses fiançailles, l’intrigue de la lettre qui va le mener jusqu’en prison, son temps avec l’Abbé Faria dans celle-ci avec en parallèle, l’élévation de ses ennemis, leurs vies de famille, leurs établissements à Paris… jusqu’à son arrivée à Paris en tant que comte de Monte-Cristo.
J’ai été hyper surprise du fait qu’on arrive à suivre facilement la trame temporelle. Changement de costumes, de coiffures, on nous montre les moments clés, charnières pour tous pour ne pas être perdus avec aussi l’affichage des années et du temps qui passe sur les écrans.

Les écrans parlons en !
C’est un pari osé de les utiliser je trouve, car tous ne le font pas de la meilleure façon possible et ca peut très vite faire cheap. Ici, j’ai été époustouflée de la technicité employée dans leur utilisation. Les écrans projettent des images abouties, très fluides, avec des effets estompés au fur et à mesure du spectacle. Les villes apparaissent, les lieux aussi, captivants.
La mise en scène est intelligente, l’utilisation de l’espace est optimale avec les étages, et autres plans en hauteur avec ces écrans qui ne restent pas forcément droits, s’ouvrent et sont très modulables. Les costumes sont simples mais efficace et soulignent bien le temps qui passe.
La troupe

Parlons du cœur de Monte Cristo, sans détour : sa troupe ! Et quelle équipe !
On sent la passion qui ressort de partout. C’est un spectacle qui met en avant et sublime l’univers des comédies musicales, par sa structure, sa pensée, sa profondeur.
Sur scène, tout est balancé, réfléchi en fonction de l’intrigue et son parti pris, chapeau bas à Alexandre Faitrouni en metteur en scène pour son travail ainsi que toute l’équipe autour de lui.
Tout s’équilibre admirablement, entre chansons et scènes jouées. On y glisse ici et là des scènes chorégraphiées soutenues par une belle équipe de danseurs.
J’ai été subjuguée par le nombre de talents issu de ce milieu qu’on a réuni sur une seule et même scène.
J’en retrouve plusieurs que j’avais admiré sur scène, certains que je connais de nom seulement mais que je suis sur leurs réseaux et d’autres que je découvre. Ils ont tous un background solide et impressionnant et la prestation qu’ils nous offrent tous m’a convaincue et surprise pour certains.
Cet acte 1 concentre une large période de temps et en dehors du visuel, des costumes et des coiffures, il faut que cela se voit physiquement. Mais un chapeau bas et un tonnerre d’applaudissements pour l’évolution des jeux des personnages !
Epatée par Loïc Suberville (Fernand Mondego), Stanley Kassa (Edmond Dantès) & Maxime de Toledo (Gérard de Villefort) qui démontrent une évolution incroyable pour cet unique acte, qui m’a impressionnée. Une grosse différence du début à la fin, une crédibilité sans faille.
Tatiana Matre (Madame Danglars), Océane Demontis (Mercédès), Cyril Romoli (Danglars) sont très vrais et solides, hâte de voir ce que ce second acte va nous donner.
Hâte de découvrir également la plus jeune génération qui entre à peine en scène en fin d’acte avec Lila Touchard (Eugénie Danglars), Jade Gaumet (Haydée) et Antoine Le Provost (Albert de Morcerf), dont j’avais pu d’ailleurs applaudir son Evan Hansen et qui m’avait profondément touchée.
Mention spéciale pour Jérôme Dupleix (L’Abbé Faria) et Antonio Macipe (Jacopo) pour leurs ajouts scéniques et une dose d’humour bienvenue !
Les chansons
Mon seul bémol viendra des chansons.
J’avoue ne pas avoir écouté l’album en amont du filage pour me laisser la surprise de la découverte en live. Il y a de belles mélodies, de belles chansons portées par de très bons interprètes. Mais après cet acte 1, aucune ne m’a vraiment marquée ni restée en tête. A part ce tableau totalement incroyable de fin d’acte avec la Justice des Larmes. Le reste des chansons restent très linaires en tant que style et ambiance. J’espère pouvoir les écouter un peu plus en détail et avoir plus de surprise sur le second acte.
En tout cas, un filage des plus prometteurs, je serais volontiers restée pour l’acte 2 et aller jusqu’à la fin de cette petite pépite. Ma place est déjà prise pour Mars, mais si j’ai l’occasion de découvrir le spectacle dans son intégralité avant, je vais sauter sur l’occasion, j’ai vraiment très très hâte !
Une troupe passionnée, complice qui met tout son cœur dans le projet et ca se ressent !
Le spectacle commence officiellement le 5 Février aux Folies Bergère jusqu’au 6 Avril et après en Tournée.

ça a l’air très sympa comme expérience, je ne connaissais pas le terme. Quant à ce spectacle, il semble plus que prometteur !
Jargon théâtral en effet mais sacrée opportunité clairement !
Le côté coulisses, assister à cette immense répétition, c’est hyper intéressant je trouve !
Oui clairement ! J’ai adoré
Vive les Alexandre moi je dis 😀
Je dirais pas le contraire… mais que ca à dire sur le spectacle ? lol