20 Décembre 2025 – Théâtre de la Madeleine
Distribution : Kevin BARNACHEA, Fanny CHELIM, Armonie COIFFARD, Antoine GALEY, Antoine LE PROVOST, Michel LEROUSSEAU, Lou NAGY, Sandrine SEUBILLE.

Quand j’ai vu que Cher Evan Hansen allait être adapté sur scène au Théâtre de la Madeleine et en Français, je savais déjà que j’allais devoir aller le voir pour voir si l’adaptation était réussie. Après avoir lu et vu la version originale à Londres puis le film, j’étais à la fois impatiente et surtout très curieuse de voir le résultat français, et les nuances qu’elle peut lui apporter. Eh bien… c’est bon. Même très bon.
Dès les premières notes, on est happés. L’ambiance, la musique, l’énergie des acteurs, tout vibre dans cette salle de la Madeleine, que je ne connaissais pas et que je découvre. On ressent immédiatement que l’équipe est profondément investie dans cette histoire, pas juste en tant que spectacle, mais comme un message qui résonne fort avec notre époque. Sur scène, Evan Hansen n’est pas qu’un personnage : il est un reflet à nos propres peurs, nos solitudes, nos désirs d’être vus, aimés, compris. Et la version française réussit ce tour de force de toucher autant qu’elle remue.
Ce qui m’a particulièrement frappée, c’est la puissance émotionnelle de cette mise en scène. Chaque chanson, chaque silence, chaque émotion est tellement bien portée qu’on ne peut s’empêcher de vibrer avec les interprètes. Le public autour de moi était littéralement suspendu à chaque note, à chaque mot. Avec bien sur, quelques larmes. Les thématiques abordées sont fortes mais on y ressent aussi une légèreté à certains moments et qui manquait à mon avis, dans le spectacle anglais.


Les acteurs incarnent leurs rôles avec une profondeur incroyable ; j’ai particulièrement été touchée par Evan (Antoine Le Provost), dont la vulnérabilité et la sincérité rendent chaque instant poignant avec un jeu très nuancé. Il a pris le rôle d’Evan à bras le corps, et ca se ressent. Hâte de le revoir sur scène, dans Monte Cristo.
Coup de cœur également pour Lou Nagy en Zoé, déjà vue à Disney avec un Requiem qui a résonné dans la salle et a fait le silence complet. Frissons. Et Antoine Galey, peu présent sur scène mais juste captivant par une forte prestance. J’ai été surprise de voir à quel point chaque membre de la troupe semble juste parfait pour le personnage qu’il incarne. Je n’ai eu aucun doute et j’ai été captivée !

J’avais peur qu’en français certaines nuances se perdent par rapport à la version originale, mais pas du tout. Les adaptations sont fidèles, justes, et les émotions passent toutes, avec une honnêteté brute. J’avais surtout hâte de les découvrir, les connaissant par cœur en anglais.
Après quand j’ai vu qu’elles étaient adaptées par Hoshi, je n’ai pas vraiment eu de crainte ou de peur. J’ai bien fait car ca prend aux tripes. La force du show réside dans sa capacité à faire sentir les émotions plutôt que juste les raconter. Il y a des moments où on ne sait plus si c’est la musique ou l’interprétation qui nous tire les larmes. Surtout que les musiciens sont présents dans ce petit théâtre, c’est d’autant plus touchant !
J’ai beaucoup aimé la mise en scène et j’ai été surprise de la manière dont elle utilise l’espace, la lumière, les silences. Rien n’est superficiel, tout est au service du récit et des personnages. On est littéralement à l’intérieur de leurs pensées, de leurs peurs, de leurs rêves. Cela reste simple mais j’ai trouvé que c’était très immersif au contraire et qu’on se focus plus sur l’humain. Le fond vidéo est utilisé de façon intelligente et ces cubes lumineux se déplacent pour changer de forme au besoin. C’est plus abstrait que la version de base mais pas besoin de plus à mon avis.
Ce n’est pas un spectacle triste à proprement parlé mais on ne reste pas indifférent. C’est un spectacle qui parle de solitude, de pression, de mensonges, mais surtout de connexion, d’empathie et de vérité, des thèmes qui, à mon sens, résonnent encore plus aujourd’hui qu’au moment où la comédie musicale originale a été écrite. C’est un spectacle humain sur des thèmes bruts, honnêtes. L’espoir est toujours là.


Cher Evan Hansen au Théâtre de la Madeleine est une expérience intense, émotive et profondément humaine. Je suis ressortie de la salle avec le cœur serré, les yeux brillants… mais aussi étrangement réconfortée. Parce qu’au final, cette histoire nous rappelle que même dans nos moments les plus sombres, on n’est jamais vraiment seuls tant qu’on ose partager ce qu’on ressent. J’espère que ce spectacle finira par revenir, car il doit être vu et diffusé, surtout pour les plus jeunes.

Tu en parles merveilleusement bien. On ressent presque des frissons en te lisant et en imaginant les émotions que l’on ressent devant cette pièce.
C’est quelque chose. D’un côté les thématiques ne sont pas faciles non plus
Tu donnes envie de le découvrir ! je garde un bon souvenir du livre mais ça doit être quelque chose sur scène !
Oui puis je trouve qu’ils ont trouvé la bonne balance
J’en ai beaucoup entendu parler, sans connaître véritablement cette histoire, mais j’avoue que je suis assez curieuse !
Tu as un livre, le film, la comédie musicale (VO et VF) du coup