Folies Bergère – 14 Février & 7 Mars 2026 – 20h & 15h
Et c’est reparti pour un tour chez Monte Cristo, le spectacle musical !
Début Février, vous aviez pu suivre ma découverte – à moitié – de ce spectacle, vu que le filage ne nous permettait que d’apercevoir l’acte 1 !
Frustration intense, j’étais tellement intriguée qu’on m’a proposé de venir découvrir la version entière deux semaines plus tard. J’ai également pu voir le spectacle dans son intégralité une seconde fois, mais cette fois-ci avec Alyzée Lalande.
Je vais donc reprendre la structure que j’avais utilisé pour le filage pour vous donner un retour précis et détaillé de mes expériences accompagné de mes photos et vidéos.
S’y retrouver…
L’histoire

Deux spectacles et deux emplacements différents. Pour le premier, j’étais vers le fond du parterre, au niveau de la verrière de l’étage du dessus. Je ne suis pas très fan de cet emplacement, vite compliqué si vous avez des personnes grandes devant vous, il y a peu d’écart entre les sièges et peu de dénivelé. Par contre pour le suivant, j’avais un emplacement optimal au 3ème rang du parterre sur la droite. Si j’adore le style et l’esthétique des Folies Bergère, force de constater qu’elle aurait bien besoin d’un rafraîchissement surtout les sièges, à l’abandon et peu confortable.
Pas de surprise sur l’acte 1 que j’avais déjà découvert, mais une vraie attente sur cet acte 2.
L’acte 1 compacte de façon intelligente et plutôt claire les nombreux rebondissements et détails de la jeunesse d’Edmond Dantès ainsi que du reste de l’équipe. Beaucoup de sauts dans le temps, incontournables pour faire avancer l’intrigue et entrer dans le plus important… car ce qu’on attend le plus arrive : la vengeance ! Et quelle claque je me suis prise ! On entre très vite dans le vif du sujet, avec l’introduction Edmond en Monte Cristo, brillant de charisme et de charme, devant un parterre d’humains subjugués par sa prestance… et sa richesse. Je vous rassure, la salle l’est aussi !

Je me suis délectée des ficelles qu’il tire pour atteindre l’apothéose de ses envies… mais à quel prix ? C’est là toute la dualité et la tension de cette intrigue, ce jeu de faux semblants, de manipulation pour se venger envers ces hommes qui ont détruit sa vie. Eux qui montre un visage plaisant au monde, étale leur ascension et leurs richesses et qui sont bien loin d’être innocents. On n’oublie pas Edmond, qui va se perdre, lui et son humanité, pour se venger et se rendre compte de l’homme qu’il est devenu.
Je suis hyper contente des choix effectués ici, cet acte 2 est passionnant ! Stéphane Laporte & Yann Guillon ont fait des merveilles avec le livret et se rapproche très fortement du roman, laissant aussi aux artistes le choix concernant leurs interprétations. Ils sont habités et ca se ressent. Je me suis surprise à ressentir un max d’émotions durant le spectacle.
Si l’acte 1 met en place des bases solides sur cette vie et ce personnage qu’il se crée, j’ai trouvé ca jouissif de le voir arriver à ses fins, se venger de ceux qui ont détruit sa vie et son bonheur à venir. Un pari plus que réussi avec un troupe qui joue de façon admirable et qui montre encore plus l’étendue de son talent. Des tableaux vraiment beaux sont mis en avant. Les jeunes ont aussi leurs rôles à jouer avec ces 4 rôles captivants. Qui complète très bien la troupe, portée par des comédiens et des danseurs qui apportent la touche finale de ce tableau majestueux.
La scène
Personnellement, je suis très fan des écrans qui pour moi sont fluides, efficaces avec ces découpages diverses permettant une articulation optimisée et une utilisation de l’espace sur plusieurs étages. Le peu d’éléments de décors sont par contre très basiques, utilisés pour différentes scènes. C’est brut, beaucoup moins immersif mais néanmoins, cela fait le job et permet d’être utilisés plusieurs fois. La scénographie de Julien Mairesse fait des merveilles. J’ai eu cette impression de remplissage de scène, d’optimisation. Que ce soit par les jeux d’images, l’utilisation des écrans ou des décors sur plusieurs niveaux et les chorégraphies étendues dans l’espace, rien n’est perdu.







J’ai été étonnée de voir que le spectacle était plus fluide aussi entre mes deux shows, je ne suis pas particulièrement fan des transitions faites avec des passages entièrement dans le noir avec l’utilisation de spots. Mais j’ai trouvé que c’était moins prononcé et plus fluide lors de ma dernière venue, c’est positif de voir un spectacle évoluer constamment.
Je suis particulièrement fan des costumes, tous somptueux et immersifs, qui collent bien aux situations, aux époques. On ressent visuellement la transition de la jeunesse et des débuts contre leurs évolutions de rangs et de richesse. Les époques et milieux sont respectés, beau travail de Sylvain Rigault. J’ai davantage de mal avec certaines perruques qui je trouve font trop fausses. Mais heureusement il y en a peu.




La troupe

On ne peut pas renier la passion que met cette équipe dans ce spectacle avec un remerciement particulier à Alexandre Faitrouni qui a fait des merveilles en tant que metteur en scène ici et qui est épaulé d’une équipe de rêve ! J’ai adoré voir d’ailleurs que les doublures vont tous prendre la peau de leur personnage l’un après l’autre. J’ai d’ailleurs pu applaudir le Jacopo d’Alexandre Dupuis-Pasqualini ainsi que la Mercédès d’Alyzée Lalande, Océane Demontis étant absente pour le moment.
Si j’avais d’ailleurs adoré sa voix, ma préférence va pour le jeu d’Alyzée que j’ai trouvé juste parfaite et poignante dans ses émotions. Une belle complicité de couple et une justesse qui m’a touchée.
Pour le reste, une troupe parfaite en tous points. Des voix superbes, un ensemble juste cohérent, bien balancé. Je l’avais déjà dit mais je le souligne à nouveau car c’est important, le niveau de chant et d’acting est époustouflant et c’est exactement ce que je recherche quand je viens voir un spectacle de cet envergure. Ce ne sont pas juste des chanteurs mais des interprètes. Ce dernier show ne fait que confirmer mes coups de cœurs du filage et cet acte 1.








Stanley Kassa est LA révélation de ce spectacle tant il semble habité par l’esprit d’Edmond. Une transformation totale, physique, vocale, et un jeu évolutif qui force le respect. Le trio d’hommes, Loïc Suberville (Fernand Montego), Maxime de Toledo (Gérard de Villefort) & Cyril Romoli (Danglars) sont impressionnants et de voir leurs évolutions, scéniquement parlant et surtout leurs chutes, m’a donné des frissons. Tatiana Matre (Mme Danglars) dévoile progressivement l’éventail de son jeu avec sa chanson qui prend aux tripes, et m’aura donné des larmes.
Cet acte 2 est aussi l’occasion de découvrir la nouvelle génération. Du caractère, esprits rebelles, le poids de leurs parents qui est très bien retranscrit et porté par des artistes solides. Lila Touchard (Eugénie Danglars), Antoine Le Provost (Albert de Morcerf), Nathan Desnyder (Cavalcanti) & Jade Gaumet (Haydée) apportent un vent de fraîcheur et deviennent des piliers primordiaux à cette quête de vengeance. Ils sont tous mis en avant l’un après l’autre, dans des tableaux émouvants, intenses qui monte encore d’une barre la qualité et la tension du spectacle.
Je tiens à souligner l’émotion ainsi que l’excellente idée que d’intégrer l’équipe technique durant le final, ca doit être la première fois que je le vois et c’est vivement apprécié ! Je l’ai entendu à plusieurs reprises dans la salle.
Les chansons
Pour ma part, c’est ma seule petite déception du spectacle.
J’avais fais le choix de la découverte directement sur place, me laissant l’entière surprise durant mon visionnage. Les chansons sont puissantes et soutiennent entièrement l’intrigue du spectacle mais pour moi elles manquent de dynamisme.
Si maintenant je prends plaisir à les écouter ponctuellement, je trouve néanmoins qu’elles auraient gagné à être plus légères, pour reste en tête plus facilement. Pour certaines, on a clairement cette impression de texte mis en paroles plutôt que de chansons. Elles sont néanmoins très belles, avec une musicalité assez unique mais denses. J’ai plusieurs coups de cœurs avec l’Orage ou la Fièvre, d’autres comme La Fièvre qui n’es pas sur l’album par exemple.
Le spectacle se joue actuellement aux Folies Bergère jusqu’au 19 Avril 2026, avec séances de dédicaces après chaque spectacle du samedi après-midi. Avec tout ca, je suis pas mal partante pour me refaire un spectacle avant leur départ. Il partira en tournée à partir de Septembre jusqu’en 2027 !
Vous avez vu le spectacle ?
Vous comptez aller le voir ? Si oui, quand & où ?
Dites moi tout !

Merci pour l’aperçu de cette comédie musicale que j’aimerais beaucoup voir. J’espère qu’elle passera dans le Zénith de ma ville 🙂
Je trouve aussi que les costumes ont l’air somptueux !
Elle est vraiment fidèle au roman et aux personnages, ca fait longtemps que je n’ai pas été transportée ainsi !
Grande fan du roman j’étais bien tentée, j’avoue avoir été perturbée par la sortie de deux comédies musicales en même temps ^^’ Surtout que j’ai l’impression que celle-ci est moins mise en avant !
Il faudra que je regarde si elle passe près de chez moi
Oui j’imagine… Je me suis efforcée de séparer les deux shows et de communiquer autour de ca, beaucoup de gens n’étaient pas au courant…
On va dire que les canaux sont différents mais ca grandit petit à petit
Apparemment, c’est une belle adaptation en comédie musicale, même si les chansons sont peut-être un peu moins réussies pour toi, ton retour est plutôt enthousiaste !
Apres les chansons sont tops meme si je les auraient préféré plus legeres le spectacle est dingue !