« Je suis Ismaël Ibn Al Shams Ibn Al Saad. Et aussi lourde soit la couronne, je ne vacillerai jamais. »
Auteur : Delinda Dane
Editions : Hugo Roman
Collection : New Romance
Résumé :
Ismaël Ibn Al Shams a été élevé pour devenir roi.
Héritier charismatique de l’un des empires les plus puissants du Moyen-Orient, son destin est tout tracé. Il ne lui reste plus qu’à trouver une épouse afin d’assurer sa descendance. Mais la seule pour laquelle son cœur penche est intouchable. Pour cause, Eleonore Hawthorne est la princesse de Royaume-Uni et la petite sœur de son meilleur ami. Tout les sépare : la culture, la tradition, les devoirs.
Exilée loin de Londres, des projecteurs et des obligations royales, Eleonore tente de se reconstruire après le drame qui a touché sa famille. C’est aux Émirats arabes unis qu’elle poursuit ses études. Là où vit celui qu’elle aime en secret. Son attirance est réciproque, elle le sent, pourtant Ismaël s’obstine à maintenir entre eux des barrières infranchissables.
Lourde est la tête qui porte la couronne quand le cœur vacille.
Mon Avis :
Les autres tomes de la saga Majesty
Mon amie Florence m’a récupéré le roman dédicacé au Festival New Romance mais je n’ai pas pu attendre de l’avoir pour le lire… Quand j’ai refermé le roman, j’ai compris que j’étais arrivée au bout d’un chemin mais quel voyage. Ce dernier tome de la saga Majesty est une conclusion belle, déchirante, mais surtout pleine d’espoirs, de douleurs, de doutes… et d’amour. Que j’attendais avec grande impatience vu comment les deux premiers tomes avaient ravis mon cœur, je ne pensais pas qu’il serait littéralement écrasé pour celui-ci.
Ismaël et Éléonore, enfin les voilà sous les projecteurs, notre dernier couple. Héritier d’un empire puissant pour lui et elle, princesse britannique, meurtrie par un passé traumatique. Tout semble les opposer : culture, traditions, le poids d’une couronne, les attentes familiales,… et pourtant, leurs cœurs ont fini par battre à l’unisson.
Dès les premières pages, on replonge dans cette ambiance royale dont nous a habitué la saga, entre luxe et conflits, devoirs et désirs. On suit Éléonore qui suit ses études aux Émirats et qui s’y cache pour tenter de se reconstruire, blessée, fragile, mais vivante et Ismaël, désigné pour régner, avec sur les épaules tout un peuple, tout un avenir. La tension est palpable, les obstacles sont nombreux, mais l’alchimie entre eux est impossible à ignorer.
Ce que j’ai aimé, et vraiment beaucoup, c’est la profondeur émotionnelle que Delinda donne à ses deux personnages. L’un comme l’autre portent des blessures, des doutes, des peurs, mais aussi une douceur, une humanité et une loyauté qui transpercent les pages. Je vous mentirais si je ne vous disais pas que mon cœur a été tiraillé par ce slow burn de qualité et surtout face aux épreuves qu’ils traversent tous les deux. Ca m’a bouleversée.
Ismaël est juste l’homme parfait. Un homme qu’on rêverait toutes d’avoir à ses côtés, loyal, solide, protecteur. Il ne faiblit pas, mais c’est ici la vie qui va le challenger et le forcer à évoluer dans une version encore plus belle. J’ai juste succombé à son caractère, son tempérament et à ses répliques parfaites.
Leur relation évolue avec nuances : ce n’est pas un coup de foudre instantané, c’est un amour qui se construit dans la douleur, le respect, la patience : un amour qui guérit autant qu’il blesse. Lire leurs déclarations, leurs doutes, leurs peurs, c’est accepter de les suivre dans une valse lente et difficile : mais ô combien touchante. C’est un amour unique en son genre, qui dépasse tout. Ils se créent leur propre cocon, un refuge où ils peuvent poser les armes et sentir soutenu en toute circonstances. On le ressent à plusieurs reprises, cette bulle qui les fera traverser toutes les tempêtes.
Mais Dark Majesty, ce n’est pas seulement une romance royale. C’est aussi une intrigue politique, un jeu d’alliances, de trahisons, de responsabilités. On voyage de Londres aux Émirats Arabes Unis, on découvre un héritage, des traditions, des poids. Ce mélange entre romantisme et politique donne une vraie profondeur au récit, bien loin de la simple romance « palais & paillettes » et avec des rebondissements que j’ai trouvé crédible et qui m’ont surprise ! C’est dépaysant et j’avoue avoir grandement savouré les informations distillées dans le récit et que j’ai découvert.
Ce tome 3 a aussi cette qualité qu’on attend parfois mais qu’on trouve peu : il sait être à la fois intense et apaisant. On y traverse le deuil, la reconstruction, le doute, la souffrance mais aussi l’espoir, la renaissance, l’amour silencieux ou explosif. Ca laisse des marques, mais c’est un parcours obligatoire, comme s’il fallait passer par la souffrance pour rendre ces deux personnes imparfaites totalement compatibles et les faire se jeter sans hésitation dans cette relation qu’ils se sont trop longtemps interdite.
Évidemment, ce n’est pas parfait. Certains moments m’ont paru un peu plus lents, ou avec des répétitions dans les pensées d’Éléonore ou des hésitations peut être trop longues. Mais je crois que c’est aussi ce rythme, ce temps pris, qui a rendu leur chemin crédible ni précipité, ni artificiel.
Dark Majesty clôture magnifiquement la trilogie Majesty. C’est une histoire de construction : de l’amour, de soi, de l’identité dans un univers royal moderne, assumé, parfois brutal, mais toujours chargé d’émotions. Ismaël et Éléonore sont des héros imparfaits, puissants et fragiles, dont le chemin vers le bonheur est semé d’embûches, mais rendu possible par la sincérité, la loyauté, et l’amour. J’aime cette famille qu’ils se sont tous construits avec les autres couples/familles, et qui sont toujours présents les uns pour les autres, avec une loyauté sans faille.
Si vous ne vous êtes pas encore laissé tenter, ne passez pas à côté de cette saga parfaite en tout points. 3 tomes, 3 tomes et des personnages tous différents mais tous liés jusqu’au bout. Lisez et vous n’en sortirais pas indemnes, je vous le promets !

Une série qu’il faut toujours que je commence !
Elle est juste incroyable !!!
On sent à quel point cette trilogie t’a plu et ce tome particulièrement touchée. La dimension politique ajoutée à la romance a l’air d’apporter un vrai plus.
Ah oui une vraie expérience !