Vu en streaming en VO le 5 Juin 2024
(VF La Ballade du Serpent et de l’Oiseau Chanteur) Il était temps que je le sorte de ma grosse pile de visionnages, surtout avec toute l’actualité autour de la saga Hunger Games. Entre la sortie du nouveau roman et l’annonce de sa prochaine adaptation, l’univers de Panem revient clairement sur le devant de la scène. C’était donc l’occasion parfaite pour moi de replonger dans cet univers que j’aime beaucoup.
Je dois dire que j’étais ravie de retrouver cette atmosphère si particulière qui fait tout le charme de la saga. En revanche, je ne pourrai pas vous faire de comparaison avec le roman La Ballade du serpent et de l’oiseau chanteur, puisque je ne l’ai pas lu. Mon regard se base donc uniquement sur le film et sur ce qu’il apporte à l’univers déjà installé par les précédents volets.
À cette époque, ces jeux ressemblent encore davantage à une punition brutale qu’à un divertissement organisé. Les tributs sont mal traités, l’arène est rudimentaire et le public du Capitole n’est pas encore totalement captivé par ce spectacle macabre. C’est justement à ce moment-là que l’on voit apparaître certaines idées qui vont transformer les Hunger Games en un véritable événement médiatique.

Ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant dans ce film, c’est de découvrir comment Coriolanus Snow devient peu à peu l’homme que l’on connaît dans la trilogie principale. On assiste progressivement à la construction de sa personnalité, à ses choix, à ses dilemmes… et surtout à la manière dont son ambition prend peu à peu le dessus sur tout le reste.
Le film nous montre aussi tout l’envers du décor des Hunger Games : la mise en place du système de mentors, les sponsors, les paris, les stratégies pour rendre les tributs plus “intéressants” aux yeux du public. Toute cette mécanique qui va transformer la violence en spectacle rentable. Et ce qui est fascinant, c’est de voir que Snow participe directement à inventer ce système.
Une partie de l’histoire se déroule également dans le District 12, bien avant l’époque de Katniss. C’est d’ailleurs assez intéressant de découvrir ce lieu à un moment différent de son histoire et du coup son passif. On y perçoit déjà les tensions, la pauvreté et le ressentiment qui nourriront plus tard la rébellion.
Coriolanus y découvre une réalité très différente de celle du Capitole. Pourtant, son esprit, déjà profondément influencé par la vision du pouvoir et de la domination prônée par le Capitole, ne dévie jamais vraiment de son objectif : réussir et gravir les échelons, quitte à sacrifier certaines relations en chemin.

Côté réalisation, j’ai trouvé le film très réussi. Le récit est structuré en trois grandes parties, ce qui donne un rythme assez efficace et permet de suivre clairement l’évolution du personnage principal. Certaines scènes sont particulièrement marquantes, et l’ensemble reste captivant malgré la durée du film.
J’ai également beaucoup aimé les petits clins d’œil à la saga originale. Pour les fans de Hunger Games, il y a plusieurs easter eggs disséminés dans le film qui prennent tout leur sens quand on connaît déjà l’histoire.
Le personnage de Lucy Gray est aussi une très belle surprise. Elle est très différente de Katniss, ce qui est finalement assez rafraîchissant. Là où Katniss est une héroïne plus froide et déterminée, Lucy Gray possède un côté bohème, artistique et imprévisible que j’ai beaucoup apprécié, qui se voit avec sa robe d’ailleurs. Ses chansons apportent une dimension particulière au film et participent à construire son identité. Rachel Zegler est d’ailleurs excellente dans ce rôle. Elle apporte beaucoup de charme et de présence à son personnage.
De son côté, Tom Blyth livre une performance vraiment impressionnante. Son évolution tout au long du film est saisissante. Petit à petit, on voit apparaître les traits du futur président Snow, notamment dans sa froideur et sa capacité à manipuler les situations (l’incroyable Donald Sutherland).
La dernière partie du film marque d’ailleurs une vraie transformation du personnage. La scène où on lui coupe les cheveux agit presque comme un symbole : à partir de là, on reconnaît clairement le Snow que l’on retrouvera plus tard dans la saga principale.

Et bien sûr, impossible de ne pas mentionner Viola Davis. Elle est absolument incroyable dans le rôle de la docteure Gaul, véritable cerveau derrière ces Jeux. Son personnage est aussi fascinant qu’inquiétant, et chacune de ses apparitions à l’écran est marquante.
Au final, ce préquel fonctionne très bien. Il enrichit l’univers de Hunger Games tout en proposant une exploration plus sombre et psychologique de la naissance de ce système cruel. Vous pouvez le regarder sur Apple TV.

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