Saisons 1 & 2 Terminées
Comme vous le savez, je suis une grande fan de Charlie Cox (il faut bien avouer que c’est pour lui que j’ai commencé au départ mais l’histoire est incroyable), mais Kin m’a rapidement captivée pour bien d’autres raisons. La série nous plonge dans les entrailles de la mafia irlandaise avec une atmosphère sombre et tendue, portée par une réalisation soignée et une écriture hyper efficace. Dès la saison 1, on sent que ce n’est pas juste une série de gangsters de plus. On entre dans le quotidien de la famille Kinsella, partagée entre loyauté, pouvoir, violence et drames intimes.

La première saison prend le temps d’installer ses personnages, de leur donner de l’épaisseur. Michael (interprété par Charlie), tout juste sorti de prison, essaie de se réinsérer et de retrouver sa place dans une famille en guerre avec un cartel rival. Mais rien ne va se passer comme prévu. C’est tendu, parfois brutal, mais jamais gratuit. La tension monte crescendo et les enjeux deviennent vite personnels. On s’attache aux membres du clan malgré leurs zones d’ombre et on est pris dans cette spirale de vengeance et de survie.
Mention spéciale à Clare Dunne (Amanda) qui impose une intensité incroyable et à Emmett J. Scanlan, glaçant à souhait. Ainsi que Maria Doyle Kennedy, découverte également dans Outlander, qui joue parfaitement la matriarche de cette famille. L’ambiance irlandaise est omniprésente, avec ses pubs sombres, ses paysages brumeux, et cette impression constante que la menace plane à chaque coin de rue. Le rythme est maîtrisé, les silences sont parlants et la musique fait parfaitement le lien entre émotion et tension. Les images sont vraiment superbes. J’aurais eu presque envie de retourner en Irlande… la violence en moins !

Et puis est arrivée la saison 2… que j’attendais avec impatience. Elle a réussi à reprendre là où la première nous avait laissés, en explorant davantage les failles et les alliances de la famille Kinsella. La belle surprise de cette saison, c’est sans aucun doute le retour de Molly (Danielle Galligan, qu’on avait vue dans Shadow and Bone), qui prend ici une importance inattendue. Son duo avec Michael ajoute un souffle plus doux, presque tendre dans ce monde de brutes et j’ai vraiment aimé cette parenthèse plus intime dans l’intrigue.
Et sans en dire trop, la fin de la saison 2 m’a bluffée. Un dernier épisode tendu, haletant, avec des twists qui m’ont tenue en apnée. Même si j’avais senti certaines choses venir, l’exécution est brillante et j’en suis ressortie le cœur serré et l’adrénaline en feu. J’ai pu en discuter avec Danielle et Charlie d’ailleurs, ce qui a donné des conversations assez intéressantes. Il a d’ailleurs fait énormément de recherches sur l’épilepsie pour son personnage.

Malheureusement, la boîte de production a du fermer après la saison 2 et nous n’avons aucune nouvelle de reprise malgré quelques rumeurs à un moment… Et il faut dire que le planning de Charlie est plutôt chargé donc à voir si cela arrivera dans le futur… Je croise toujours les doigts. Franchement, avec une équipe d’acteurs aussi solides et talentueux et un scénario aussi bien ficelé, on mérite de savoir ce que l’avenir réserve aux Kinsella.
